créez votre routine de concentration!

 

 

Vous avez certainement des moments aux cours des matchs (et des entraînements ) où vous perdez votre concentration et cela vous fait rater des actions “faciles”.

Pour améliorer cela, il est possible de se créer une routine de concentration. Nous vous partageons un article intéressant de E. Rosnet de l’INSEP qui vous aidera à créer votre routine..

 

De quoi parle t-on?


- La routine permet d’élever son niveau de concentration à un moment donné d’un match.

-Elle est apprise et comprend des stratégies comportementales et cognitives utilisées intentionnellement par les sportifs pour faciliter leur performance (Cohn, 1990).

- Elle doit être personnalisée.

 

A quoi ça sert?

- A retrouver sa concentration après un incident (erreur d’arbitrage, énervement, douleur consécutive à un coup, etc.)

- A renforcer sa concentration à différents moments du match :

o début de match
o reprise de pause
o après plusieurs points marqués ou concédés consécutivement
o pour les « moments importants »
o en fin de match (« money time »)
o etc.

 

Comment faire?

La routine est faite pour être réalisée entre deux points ou durant un arrêt de combat (sports d’opposition), avant un moment particulier (tir de pénalité, coup franc, etc.), un début de match, etc.

Elle comprend plusieurs phases dont l’importance varie selon les sports et les situations. Certaines phases peuvent être supprimées si elles n’ont pas de sens dans une situation.


1) Récupération (surtout après un point disputé, inutile avant un départ)

2) Relâchement : en soufflant, ou si le temps est suffisant, en utilisant une technique de respiration ventrale ; éventuellement en bougeant un bras ou une jambe ou à l’aide d’un étirement si le temps est suffisant.

3) Analyse : « quelle est la situation ? », « je gagne », « je suis mené », « pourquoi ? » ou analyse technico-tactique en sports d’opposition, du terrain en golf, de l’endroit du terrain (coup franc, coup de pied de pénalité en rugby, etc.), etc.

4) Décision : c’est la conséquence de la phase « analyse ». il s’agit d’avoir un plan, une idée. Cette « décision » est unique, il ne peut y avoir qu’un élément sur lequel le sportif va se concentrer. Toutefois, elle peut concerner différents éléments. Par exemple, un schéma tactique (ex : attaque sur la préparation), une cible , un repère lié à l’exécution (ex : rythme, mobilité, patience, « devant »), un état d’esprit (ex : serein, combatif, etc.), etc.
Mais il ne doit y avoir qu’une idée en tête au moment de la reprise de l’action. L’important est d’être strictement « dans le présent » au moment de l’action et non dans le passé ou dans le futur, même proches.

5) Ré-activation (facultatif, en fonction de la situation et des habitudes du sportif ) : si besoin pour aider l’athlète à se « remettre dedans », sautiller sur place, effectuer quelques flexions, quitter la chaise en courant talons-fesses (tennis), etc.

6) Imagerie (si besoin et possibilité) : une fois la décision prise, il est possible d’effectuer une ou deux visualisations, selon la technique choisie par le sportif. A condition, bien évidemment, que l’athlète soit familier de cette technique.

7) Discours interne (facultatif, en fonction de la situation et des habitudes du sportif). Le sportif se parle à lui même de ce qui est important pour lui à ce moment là. Cette phase peut aussi avoir lieu avant la phase imagerie.

8) Mot-clé : il s’agit là de résumer en un seul mot (ou une expression) la « décision » et de l’avoir en tête juste au moment où le match reprend. Ce mot clé doit être concret et correspondre à quelque chose de familier pour le sportif . Par exemple,
« gagner » n’est pas un bon mot-clé, car il est trop abstrait, il ne dit pas comment faire. Des mots clé comme « mobile », « petits pas », « devant », etc. sont plus appropriés. Le mot clé a une signification claire et univoque pour l’athlète, c’est « son» mot. Il est quasi indispensable que ce soit l’athlète qui le propose lors de la mise en place de la routine.

 

La routine n’est efficace que si la maîtrise motrice, technique et tactique sont acquises préalablement.

Plus la routine est personnalisée, plus elle est efficace.

Il est important que l’athlète contribue à sa construction et intègre bien le rôle de chaque composant choisi.

La routine doit être adaptable par le sportif selon les conditions.