Peut-on associer musculation et visualisation mentale?

 

 

La préparation mentale ne doit pas être dissociée de la préparation physique , tactique ou technique.
Elle doit au contraire servir de catalyseur pour bonifier les aspects physiques, tactiques et techniques.
La visualisation mentale est la capacité à se représenter mentalement un mouvement sans produire l’activité musculaire nécessaire pour agir.

Les images mentales se construisent sur les modalités sensorielles et
il existe ainsi plusieurs manières d’imaginer un même mouvement:


- imagerie visuelle
- imagerie auditive
- imagerie kinesthésique
- imagerie tactile
- imagerie olfactive
- imagerie gustative

 

L’imagerie mentale, en tant que technique d’entraînement des habiletés mentales, permet d’améliorer les performances sportives et le bien-être des athlètes.

Cette technique aide à faire face à des situations difficiles du fait de l’anxiété ressentie par l’athlète, d’une douleur aiguë, de remarques négatives de l’entraîneur, d’une baisse de concentration ou de confiance en soi mais elle peut être aussi utilisée dans le cadre d’un travail de réathlétisation, de rééducation fonctionnelle, d’apprentissage moteur, ou encore pour se préparer techniquement, tactiquement ou même pour bien récupérer!

En préparation physique, une chose très importante, est le transfert d’un exercice à la pratique !

Par exemple un exercice de musculation pour qu’il soit bénéfique doit pouvoir se transférer à la pratique.
C’est ainsi qu'après un exercice de force par exemple un squat, on enchaîne si c’est possible avec des sauts et une frappe dans un ballon pour le football, afin qu’il y est ce fameux transfert .

Ne pourrait-on pas utiliser une des techniques de la préparation mentale , la visualisation ou imagerie mentale , par exemple, pour permettre ce transfert lors d’exercice de musculation?

Si l’on construit un lien entre l’atelier musculation et un geste technique grâce au fil conducteur mental, un transfert devrait pouvoir être réalisé!
C’est ce qu’ont mis en place les préparateurs mentaux et physiques du pôle France de rugby!!
Par exemple, pendant un exercice de développé couché, le joueur visualise ou mime le raffût.

Christian Ramos (psychologue, spécialisé dans la préparation mentale des sportifs de haut niveau, notamment au rugby), nous explique cela.

Le joueur de rugby “ effectue la posture de musculation comme s’il était sur le terrain. Lors des répétitions explosives, il perçoit quasiment les mêmes sensations qu’en match. Lors des répétitions lourdes, il vit l’action dans l’intensité maximale mais il a également la possibilité de visualiser l’action au ralenti.

Enfin , après la série, il récupère physiquement et perçoit des sensations musculaires nouvelles (sensations de volume, de force ou d’explosivité). Il retient l’image kinesthésique vécue pendant l’exercice et visualise plusieurs situations de jeu dans lesquelles il exploite ce bénéfice physique! “

Un joueur de football ne pourrait-il pas effectuer un squat en pensant à réaliser un saut le plus haut possible pour faire une tête (et marquer!)

Quand on a pas la structure permettant de faire des exercices de transfert après un exercice de musculation, cela pourrait être une solution!


L’on pourrait même associer l’imagerie mentale lors des exercices précédents le transfert pour optimiser et renforcer ce transfert…